« L'augmentation du nombre de cas de Covid-19 en Afrique exerce une pression de plus en plus forte sur les services de santé de tout le continent », Telle est la déclaration faite par Dr. Matshidiso Moeti, directrice régionale de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) pour l'Afrique. Cette déclaration sonne comme une mise en garde contre la menace réelle que représente la COVID-19 pour les travailleurs du secteur de la santé en Afrique.

Au niveau mondial, les cas d’infections au nouveau coronavirus, chez les professionnels de la santé, représente environ 10%. En Afrique, les données recueillies révèlent plus de 5 % des cas dans 14 pays d'Afrique subsaharienne seulement. Cependant, dans quatre de ces pays, ces infections représentent plus de 10 % (soit la moyenne mondiale).

Selon l’organisation onusienne, « Cela a des conséquences très réelles pour les personnes qui y travaillent, et il n'y a pas d'illustration plus frappante de ce phénomène que le nombre croissant d'infections chez les travailleurs de la santé ». Une situation qui illustre les défis auxquels le personnel médical de première ligne est confronté. 

Pour rappel, l’Afrique compte aujourd’hui plus de 750 000 cas de COVID-19 et 15 000 décès. Certains pays, comme l’Afrique Du Sud, atteignent des taux d’infections critiques. Pour limiter cette progression rapide de la pandémie, il faudrait que les états africains renforcent leur systèmes de santé. Ce qui reviendrait à lutter contre l’insuffisance d’équipements de protection individuelle (EPI), la faiblesse des mesures de prévention, le manque de briefing adéquat ou encore les lourdes charges de travail. Car ce sont les principales causes qui fragilisent le secteur de la santé.

 

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